Dans un environnement totalement bouleversédepuis l'avènement du professionnalisme, « on ne pourra pas avoir une grande équipe sion se renferme sur nous-mêmes » analyse Mourad Boudjellal. « Être un grand clubdemain passe soit par une augmentation des subventions publiques (elles ont leurslimites), soit par du mécénat, soit par l'extension de nos ressources ». En ce sensentend-t-il s'appuyer sur des villes, à l'image de Marseille, qui bénéficient d'unenvironnement économique favorable à l'émergence de nouveaux partenariats avec le club.
Des contacts ont été pris avec le Vélodrome : « J'ai rencontré les équipes du stade en effet, confie le président du RCT, demandé les autorisations à la Ville de Marseille, et obtenu la plupart des accords nécessaires. J'ai également obtenu la tarification que je souhaitais. Le Vélodrome consent de très gros efforts financiers pour accueillir le RCT. Ils ont conscience que le RCT est le deuxième club sportif de la région, c'est une aubaine pour eux, que d'accueillir deux trois rencontres par an, des matches de coupe d'Europe par exemple? Rien n'est signé, il y a juste des accords et des devis, ce qui nous a permis d'établir un business plan? L'idée est de créer un gros événement autour du RCT (...) , à l'heure où, des projets autour du rugby sont en train de naître dans d'autres villes, à Marseille, à Nice également. »
Jouer au Vélodrome, c'est en quelque sorte leur couper l'herbe sous le pied ? « C'est important je crois à un moment précis, de réaffirmer qui est le patron? Un club de rugby qui a une histoire, une âme, il n'y en a qu'un dans la région : le RCT dépasse les frontières de Toulon (?) Le club fait rêver la France, avec ses joueurs, son aura, son histoire. Nous devons changer notre manière de voir les choses : nous sommes Toulonnais, mais nous sommes d'abord du Sud. C'est là notre identité. »