A l'image de toute l'équipe « rouge et noir », la première ligne toulonnaise a contenu les assauts montois avant de lâcher prise devant 12000 spectateurs déchainés. : Photo André Dupeyroux Ils sont entrés sur de grands airs de musiques martiales. Dans leur tenue de camouflages, les Montois ne passent pas pour autant inaperçus. Ils se percutent, se serrent, puis se dispersent dans d'étranges chorégraphies.
À côté, les Toulonnais répondant aux injonctions tranquilles de Rob Nicholson, semblent préparer un match de gala. Ils travaillent davantage sur la précision et dégagent de la sérénité. L'impression est sûrement trompeuse.
À l'évidence ils passent un test sur cette pelouse de Guy-Boniface dont ils ont l'avantage de savoir que rien ne se donne.
Des sons électros assourdissants
L'ambiance vient de monter d'un cran et l'immense stade aux 12 000 places debout commence à se couvrir de spectateurs landais venus assister à la première victoire des « Jaune et Noir » autant qu'à la chute de Toulon, l'adversaire préféré des vieux fiefs du sud-ouest.
Les sons « électros », assourdissants, ont pris le relais et si le ciel a viré au bleu, c'est l'orage de l'espoir qui menace les hommes d'Umaga. D'ailleurs dix minutes avant le coup d'envoi, ils ont choisi de rentrer se mettre à l'abri.
Il fait bon sur Mont-de-Marsan et les souffrances seront d'un autre ordre que celles qui les accablèrent samedi dernier sous la rage du soleil provençal. Mais, à l'évidence, si le RCT s'impose ce soir, c'est qu'il aura grandi et pourra voyager ailleurs et longtemps !