Quelque part dans les Landes, une banded'irréductibles montois résiste toujours ! Il ne reste plus qu'eux. On ne les connaît mêmepas, ni leurs chefs, ni leurs soldats. Ils sont une énigme. Pas forcément rassurante avantd'aller s'y frotter dans quinze jours. Quand on dit qu'ils résistent, c'est tout de même àdistance. Avec une défaite et un nul en plus, et quatre points de bonus en moins, ce sontla bagatelle de dix points qui leur font défaut pour vraiment rivaliser avec Toulon.
Mais cessons d'évoquer Mont-de-Marsan. On peut, à tout moment se faire engueuler par Tana Umaga, dont le discours à haute teneur philosophique tient en quatre mots : « Un match après l'autre » ! On va essayer de passer à côté des foudres de Jean-Jacques Crenca qui n'apprécie pas plus que l'on évoque le passé.
Car avant de se tourner vers Lyon, prochaine étape du rallye de pro D2, qui semble aussi peu disputé par les rivaux de Toulon que celui des voitures où Loeb réussi une carrière vraiment spéciale, on veut bien revenir une dernière fois sur le pré de ce cher Yves du Manoir. Un stade devenu fétiche depuis que le RCT y a gagné l'un des matches décisifs pour la montée de l'équipe de Hueber et Louvet. Où les partenaires d'Umaga joueur, avaient aussi semblé prendre leur envol. Le fameux envol de Colombes !
Les bonnes recettes
Encore une fois il s'agit peut-être d'un tournant. Et d'un succès de prestige. L'une de ces victoires qui vous font autant de bien que ce qu'elles traumatisent les esprits concurrents. Et pourtant, comme le confirme l'humble et patient Crenca, tout ne va pas que sur des roulettes. Il manque encore du lien et cette continuité qui en découle. On a même eu parfois l'impression que les Racingmen, issus pourtant d'une famille aussi recomposée que la nôtre, avaient de l'avance en la matière.
Pour le reste, « Toulon gagne, Toulon avance... » comme le proclame un être proche du RCT, actuellement en campagne !
Les mauls prennent tournure et consistance, la mêlée se stabilise - même sans Taumoepeau -, les rucks sont maîtrisés en sorte qu'il ne perd quasiment plus de ballons. Conservation et patience favorisent de longs temps de jeu, forcément payants. En touche, c'est évidemment la fête. Les six ballons contrés par Matfield ont été le fait du match. Beau retour sur investissement pour Mourad Boudjellal qui au milieu de toutes ses stars, ne semble plus avoir que l'embarras de joie !
Savoir +
Pas de Cantine, mais une tisane pour le RCT ! Si Mourad Boudjellal avait réservé au restaurant « la Cantine » pour remercier ses joueurs de leur succès à Paris, Tana Umaga a jugé préférable de retarder la fête.