Si Jean Bidal, espère secrètement comme beaucoup d'entre nous, que Yoann Maestri connaîtra une carrière internationale, il a aussi de bonnes raisons de le penser. Il y a six ans c'est lui qui le recruta au pôle espoirs de Costebelle, jusqu'à son départ pour Marcoussis : « Il présentait des qualités physiques hors normes, un gros potentiel de combattant et une bonne intelligence. Il le doit aussi à un environnement familial où il a puisé des valeurs essentielles.
Il ne vit pas sur ses qualités. Avec notre aide, il s'est fixé des objectifs. Lors de sa première sélection en Angleterre, il a épaté tout le monde. Il s'était fait ouvrir la tête en début de match et avait demandé à être recousu sur place en disant qu'il fallait qu'il joue. Il est reparti avec un bandeau et un casque et avait refilé des coups de boulards à tout le monde.
Plus tard, il a été surclassé pour jouer la Coupe du monde des moins de 19 ans à Dubaï. Scolairement il avait un deuxième trimestre catastrophique. Mais avec le soutien de tous il s'est remis à bosser à fond et il a eu son bac S.
J'ai connu Pelous jeune et il n'a rien à lui envier... En prime, il est très humble malgré sa réussite. »